Bientôt, le retour de la baignade en plein air dans la capitale
Vendredi 17 juillet 2026
.jpg)
Après des années de préparation, Bruxelles franchit une étape décisive vers le retour de la baignade en plein air. Sur proposition de la Secrétaire d'État à l'Environnement, au Climat et à la Rénovation urbaine, Ans Persoons, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a approuvé le lancement du marché public DBFMO (Design, Build, Finance, Maintain & Operate) pour la conception, la construction, le financement, l'entretien et l'exploitation d'une nouvelle piscine publique sur le site des Abattoirs à Anderlecht.
« Se rafraîchir et nager en ville ne peuvent être uniquement un privilège réservé à celles et ceux qui en ont les moyens ou l'espace. Avec cette nouvelle piscine, nous redonnons toute sa place à la baignade en plein air au sein des infrastructures publiques de notre ville. C'est un choix de société, car chaque Bruxelloise et chaque Bruxellois doit pouvoir accéder, lors des épisodes de forte chaleur, à des lieux publics où se rafraîchir, se détendre et profiter de la ville. Nous construirons une piscine en plein air ouverte à toutes et à tous, un nouvel espace de rencontre au cœur de Bruxelles. Et nous renouons avec une tradition qui a longtemps fait partie de l'identité de notre capitale : celle des piscines publiques en plein air », déclare Ans Persoons, Secrétaire d'État au Climat, à l'Environnement et à la Rénovation urbaine.
Avec cette décision, le projet entre dans sa phase concrète. Les fondations sont déjà posées, au sens propre comme au figuré : grâce à plus de 4 millions d'euros d'investissements publics via le Vlaamse Gemeenschapscommissie et la Région Bruxelloise, la toiture du bâtiment Manufakture a déjà été renforcée afin de pouvoir accueillir cette nouvelle infrastructure. Installée sur le toit du bâtiment, la piscine deviendra l'un des projets les plus emblématiques de la transformation du quartier des Abattoirs.
Une nouvelle destination estivale au cœur de Bruxelles
Demain, les Bruxelloises et les Bruxellois pourront venir nager, se détendre ou simplement profiter du soleil dans un lieu inédit, perché au-dessus de la ville.
Le projet prévoit au minimum :
- une piscine couverte de 25 mètres destinée notamment à l'apprentissage de la natation et aux clubs sportifs ;
- un bassin d'apprentissage ;
- une piscine extérieure, avec l'ambition de réaliser un bassin extérieur de 25 mètres accessible durant une longue saison estivale ;
- des espaces récréatifs et de détente dont la conception sera laissée à la créativité des équipes d'architectes et d'exploitants.
La qualité architecturale constituera d'ailleurs l'un des critères majeurs de sélection. L'objectif est de créer bien plus qu'une piscine : un véritable lieu de vie, une destination urbaine où l'on viendra nager, se retrouver, admirer la ville et profiter d'un nouvel espace public exceptionnel. L’ouverture de la piscine est prévue pour 2030.
Une piscine pensée pour toutes et tous
Bruxelles souffre depuis longtemps d'un manque d'infrastructures de natation accessibles. La future piscine répondra à plusieurs besoins à la fois : accueillir les écoles et les clubs sportifs, offrir davantage de possibilités d'apprentissage de la natation, mais aussi proposer un véritable espace de loisirs en plein air.
L'équipement devra être ouvert au moins 3.500 heures par an, pendant 50 semaines minimum, avec des créneaux garantis pour les écoles, les clubs et le grand public. Les tarifs resteront accessibles et alignés sur ceux des piscines publiques bruxelloises, avec des prix préférentiels pour les écoles et certains publics. À terme, la piscine pourrait accueillir près de 400.000 visiteurs par an, faisant d'elle l'un des équipements publics les plus fréquentés de la capitale.
Une infrastructure exemplaire pour le climat
Cette piscine incarne également une nouvelle manière de construire la ville. Plutôt que d'occuper un nouvel espace au sol, elle prendra place sur le toit du bâtiment Manufakture, au cœur d'un quartier en pleine transformation.
Son fonctionnement intégrera les principes de la transition climatique. Le bassin sera prioritairement chauffé grâce à la récupération de la chaleur résiduelle produite par les activités du site, via un réseau de chaleur. L'ensemble du projet devra également répondre à des exigences élevées en matière de durabilité, d'efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO₂. Cette approche fera de la piscine un exemple d'infrastructure publique conciliant qualité de vie, rénovation urbaine et transition environnementale.
Alessio Papagni